TADuM
Bali, ah Bali. Le pays du gamelan et des fleurs de frangipanier. Tout est douceur, calme et volupté, comme dans la chanson. Petit à petit, tu t’enfonces, doucement mais sûrement, dans un état de léthargie bienheureuse, de laisser aller attendri, d’abandon à la vie. Le mec qui dépasse le 3 de tension à Bali après 10 jours est a coup sur sous l’emprise de produits interdits genre amphétamines ou vient de se faire piéger par un restaurateur un tantinet taquin qui s’est laisse aller sur le piment. Tu es tellement cool, que tu en oublierais de vérifier les résultats sportifs du week-end sur internet !
Ici, tout est raffinement et élégance. A Bali, on aime faire joli. C’est important. Pour tout.
Les filles n’échappent pas à la règle, au contraire. On a même l’impression que les gars les copient et que tout le monde veut être
joli.
Les vêtements, les coiffes, la façon de marcher, de danser, on veut être joli. Cela ne marche pas toujours, la nature peut être parfois cruelle, mais globalement, c’est plutôt réussi. Et puis,
ils ont une arme secrète : le sourire. Ca illumine tout, leur sourire et puis, ça rend joli. Y’en a partout, tout le temps. Le sourire, ça devrait être un truc obligatoire tellement c’est
beau. Quand tu penses a la gueule de trois pieds de long que tire la Parisienne moyenne dans le metro ou au bureau alors que son principal problème dans la vie c’est de savoir si les prochaines
vacances seront aux Bahamas ou a Saint-Martin ou si elle a bien fait de mettre ses chaussures-la avec ce tailleur-ci, t’as envie de l’envoyer faire un stage...Pareil pour notre chauffeur de taxi
moyen national.
En plus du sourire, il faut dire que les filles d’ici sont globalement plutôt très mignonnettes. Mais attention ! Tel que je te connais, je t’imagines déjà, l’œil salace, en train d’en tirer
des conséquences hâtives ! Eh bien tu te trompes, tu ne m’as pas bien lu. Ici tout est cool, c’est comme si tu vivais dans une espèce de monde asexué. Alors, c’est joli, mais c’est
que pour les yeux, pour la contemplation. Bien sur,
il y a les massages (enooorme les massages) et les bars de nuit du Kuta plein de surfers et de prostiputes (pour la plupart bisexuées d’ailleurs a ce qui parait…) et les bières fraîches (je sais
pas comment ils font, mais ta bière est toujours fraîche !), mais c’est vraiment pas ça que tu retiens de Bali, ni ce qui te donnes envie d’y retourner. Parce que tu as envie d’y retourner.
Cela me fait ça à chaque fois. A croire que j’aime bien quand c’est joli.
Dernière précision, si t’es branché blondasse, Bali, c’est pas pour toi, préfères l’Australie.