Queenstown est la ville de tous les dingues… de tous ceux qui ont l`idée de faire des trucs débiles dans la nature, comme se jeter dans le vide un élastique aux pieds, comme se
balancer sur un traîneau suspendu comme un pendule entre deux collines, lancer des bateaux a fond sur des rivières entre les pierres de canyons…. C`est la qu`ils ont invente le
Bengi !
Mais sinon c`est aussi une petite ville accrochée aux collines qui entourent un grand lac de montagne. Elle bouge au rythme de ses activités de fous et au rythme du ski l`hiver. Nous, on arrive
en automne et on a l`impression d`en repartir en hiver avec de la neige sur les sommets tous les matins, et de la gelée sur les pelouses.
Nous logeons dans une super maison très confortable presse gracieusement par la sœur de Peter, pote de badminton d`Etienne, et ancien DG de la fede de bad de NZ. La maison est super car elle est chaleureuse, vaste, qu`elle dispose d`une vraie cuisine, de lave-linge prive, et surtout surtout, il y a un trampoline dans le jardin et 200m derrière la porte du jardin un parc public !!! Et mine de rien, nous commençons à vraiment apprécier le lave-linge et la grande cuisine pour vraiment faire de la popotte et ne pas simplement réchauffer des pâtes fraîches. Du coup, lâchage au supermarché du coin (ou on trouve plein de trucs en plus…notamment de délicieux Gold Kiwi…tellement meilleurs que ceux que l`on nous envoie en France).
Au chapitre ``confort quotidien``, on ne se fait toujours pas au manque de chauffage central dans les maisons de NZ. Le mode de chauffage dans les chambres en fait, c`est le matelas chauffant. Mais comme Etienne s`y refuse catégoriquement, et que moi je ne suis pas rassurée a l`idée de faire dormir mes filles la dessus, nous faisons marcher les chauffages des salles de bain toute la nuit et nous collons au radiateur a huile de la maison. C`est un peu couillon étant donne que tous les kiwis dorment comme ça…il n`y a vraiment aucun risque.
Sinon, a Queenstown, nous ne nous cantonnons pas a observer l`équipement des kiwis, nous faisons aussi plein d`activités
comme ;

-shotover jet boat sur une rivière qui s`enfonce dans un canyon. Il s`agit d`un bateau construit comme un jet ski géant, fond plat et turbine puissante, il contient environ 12 touristes (de
2 a 102 ans) et le capitaine est plus un chauffeur de rallye qu`autre chose. Il conduit l`engin en ``dérapages`` ce qui nous fait frôler les rochers du canyon, et permet d`éclatants 360. On vous
conseille simplement d`aller voir leur site net ``shotover jet boat queenstown``. Bref, on s`est éclate et Judith a adore, c`est vraiment sans danger. On se demande pourquoi ils ne font pas ça en
France.
-bengi pour Valerie, avec un unique panorama. C`est cette incroyable vue sur la ville qui avait déclenché la motivation pour faire ce truc débile. La petite passerelle de laquelle on saute
est totalement flip pante, il y a la 3 gus qui vous attendent pour vous accrocher et vous expliquer le truc, mais il a aussi ce fichu vide. En fait, le saut je l`ai fait dans un nuage de neige,
et pour le panorama il a fallut attendre une petite éclaircie pendant la remontée.
Mais c`est véritablement un bon vieux coup d`adrénaline qui
te parcourt l`épine dorsale avant, pendant et après quand tu te remémore le saut. Le truc sympa aussi c`est qu`on est accroche a l`élastique par un harnais ventral, ce qui fait que pour sauter…on
peut courir pour faire soi-même la chute (et non pas tomber saucissonne par les pieds). Et ça c`est vraiment dingue… c`est pas si souvent qu`on court pour se jeter dans le vide ! Le saut est
très doux et pas du tout traumatisant quand on rebondit. Ensuite, le cœur ne s`arrête pas de battre la chamade, on ressort de la avec la seule envie de recommencer tout de suite...
Maylis a tellement cru que je me jetais dans le vide vraiment, que c`est une croquette en larme que j`ai retrouve en remontant vers tout le monde.
Mais bon voila, le seul soucis c`est que celle la même qui jurait ne jamais faire ce truc de malade, n`a désormais plus qu`une seule
envie, celle de le refaire de plus haut.
-le flybywire vécu par Etienne ;

``Tout d’abord, tu es allongé et harnaché dans une espèce de planche déguisée en avion miniature avec un petit moteur et une grosse hélice à l’arrière, qui fait également office de gouvernail. Tu tiens un guidon sur lequel il y a une poignée pour mettre les gaz. L’engin est accroche à un câble qui est lui-même
relié à un réseau de câbles tendus au dessus de la vallée.
Le principe est simple. Il s’agit de se balancer par un mouvement pendulaire de part et d’autre de la vallée. On te lance en « remontant » la machine vers l’arrière sur environ 80 mètres. Une fois que tu es là-haut quasi a la verticale, cul par-dessus tête, tu mets les gaz et plonge vers le sol (la « cible » est marquée d’une grande croix blanche) avant de remonter vers l’autre coté. Quand tu sens que tu commences à perdre de la vitesse, tu braques a fond et vire pour redescendre a toute allure dans l’autre sens (tu dois parfois contrebraquer un peu) en passant le plus près possible de la croix blanche. L’idée est de prendre le maximum de vitesse (jusqu'à 170 km/h, je ne te dis pas les sensations sur ta planche qui vibre de partout) pour aller de plus en plus haut grâce au moment généré avant de faire ton 180 degrés.
Et cela dure pendant une dizaine de minutes ! C’est juste énorme !
Les gros bateaux qui oscillent quasi verticalement pour te mettre l’estomac dans l’oreille interne juste après ta pomme d’amour dans les fêtes foraines, c’est de la gnognotte pour caniche permanenté en comparaison !
Bref, je recommande. ``
Nous décidons également d`aller passer une journée en excursion dans l`un des fjords du Fjordland au sud, sur les conseils de Peter nous choisissons Doubtful Sound (nomme ainsi car Cook en entrant avec son navire dans le fjord doutait fort qu`il puisse en ressortir sans encombre), il parait que c`est le plus sauvage.
Départ donc le matin tôt avec des croquettes encore endormies que nous posons sur le siège arrière de la voiture dans l`obscurité. Nous arrivons 2h plus tard dans une pluie battante et avec de gros nuages bien bas…pas folichon pour admirer les fjords et leurs sommets. Nous prenons le petit dej comme seuls clients dans une ancienne église convertie en café, servis par un être humain certes, mais au sexe indéterminé…la voix n`en dira pas davantage étant donne que nous n`entendrons que quelques grognements sourds. Bizarre cette ambiance.
Doubtful sound est effectivement un splendide fjord très sauvage, partout la végétation donne l`impression d`arriver dans un monde inexploré, grandes fougères, cascades partout (faut bien que la pluie ait un avantage), et comme nous sommes suivis par des pluies passagères et un soleil joueur, nous bénéficions d`arcs-en-ciel a la pelle. Arrivant a l`embouchure du fjord et de l`océan pacifique, nous apercevons de loin un gros rocher avec une colonie de phoques, et en revenant, une troupe de dauphins nous accompagne quelques instants. Magique. Le commandant nous offre même un long instant de silence absolu dans le fjord en coupant tous les moteurs. C`est presque mystique ce silence a peine trouble par un lointain bruit de cascades.
Signalons aussi que nous avons fait une visite express à la plus grosse centrale hydraulique du sud du pays en allant 200m sous terre. Ca a marque les filles ça, un bus qui part 200m sous terre !
Le soir nous descendons jusqu`a Invercargill, la ville la plus au sud du globe ! Pas mémorable la bourgade. Nous y allons parce que Peter a organise une fiesta avec 80 de ses potes et nous sommes un peu les guest stars françaises. Le thème de la soirée c`est la France, c`est pourquoi vous pourrez le voir déguise en soi-disant Napoléon a cote d`Etienne sur la photo dans le coin des sponsors. Sympa la soirée avec des kiwis mèches, j`ai un peu passe mon temps a leur corriger les mots qu`ils ne savaient pas prononcer pour leur faire plaisir. Pendant ce temps, les filles étaient gardées par 2 jeunes baby sitters au motel, le tout organise par Peter. A 23h tout le monde au lit. C`est pas tout ça, mais un kiwi ça ne se couche pas bien tard.
Le lendemain, Peter emmène Etienne aux courses ``entre mecs`` pendant que Kelly (la fille de Peter) et moi rentrons en voiture sur Queenstown. Typique aussi les courses pour les Kiwis, visiblement c`est une institution, le moindre bled ici a un terrain de rugby ET un champ de courses.
Lors de notre retour sur Queenstown, nous aurons un spectacle inédit avec les filles, un déménagement de maison. Oui oui, la maison sur un camion, et hop je bouge tout.
Enfin, nous irons aussi sur un bateau a vapeur ( avec accès a la salle des machines pendant le voyage…ça aurait plu a mon ingénieur de père ça), puis ballade dans une coquette ferme au bord du lac (la encore nous partons sous la pluie battante et arrivons de l`autre cote du lac sous le soleil), pour y voir la tonte des moutons, caresser des cerfs, des béliers et des lamas.
Tout ça nous montre un visage bien sympa de la région. Et la présence permanente des montagnes (maintenant un peu enneigées il faut bien le dire) n`est pas pour nous déplaire.
Un point aussi sur le bon goût de nos amis kiwis en matière de constructions immobilières. Nous sommes vraiment sur la même longueur d`onde que les kiwis avec Etienne. Maisons carrées, design et graphiques, couleurs sobres et grandes baies vitrées partout.
Nous quittons Queenstown pour rentrer a Christchurch, non sans passer par le Mont Cook, le plus haut de la chaîne des Alpes locales, très beau, et cette fois nous le voyons sous le soleil.
A Christchurch nous rendons la voiture, non sans avoir pris un caillou sur le pare-brise 30km avant d`arriver a l`agence, et hop 300 euros de réparation… Nous recouperons un vieux camping car tout pourri de partout…mais bon nous avons hâte d`aller voir les baleines a Kaikoura alors on ne discute pas trop, de toute façon on leur rendra encore plus abîme a Auckland.
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