Jeudi 26 juin 2008

L’Australie, je vous le confirme, il n’y a aucun doute, c’est le pays de « dancing queen » et de « crocodile dundee ».
Va savoir si c’est le trou de la couche d’ozone au-dessus de leurs têtes, mais c’est fou le nombre de blondasses peroxydées et de moustachus a chapeau que tu croises dans ce pays. Au niveau du look, tu sens que les filles hésitent un peu entre Barbie, Dolly Parton et Pamela Anderson dans Baywatch : des fois, cela donne des résultats un peu bizarre et j’ai mis un peu de temps a comprendre qu’il n’y avait, de fait, pas un bal masqué tous les vendredis et samedis soirs…

 

Chez les mecs, c’est un peu ambiance « ranger » – chemise camel, bermuda de travail et chaussure de marche avec chaussettes montantes intégrées-, ou surfer. Les gens qui travaillent a la ville (il y en a quelques uns), sont habillés de manière si classique qu’ont dirait des anglais perdus sous les tropiques. Il semble qu’une bonne soirée soit ici synonyme de sport (optionnel), bières (pas optionnel du tout) et, les grands soirs, une Barbie ou une Dolly pour finir (les Pamela ont l’air toutes réservées a l’avance).




Tu imagines bien que dans cet environnement tout en nuances,  notre élégance naturelle de latin ne passe pas inaperçue. Même nos crocs font claaasse !



Tu ajoutes a cela notre finesse d’esprit et notre appétence pour la culture et tu commences a évaluer nos difficultés d’adaptation le soir. Mais bon, trêve de snobisme, une bonne soirée a l’Australienne de temps en temps ne fait pas de mal non plus (dis moi que cela ne t’est jamais arrivé, hein ???)… 

 

Je ne vous parlerais pas des Aborigènes malgré votre soif inaltérable de culture, car il n’y a pas grand-chose a en dire et j’ai peur de passer pour un tantinet raciste : ils font du feu avec des bouts de bois, chassent les kangourous en jetant des sagaies en bout de bois, et portent leurs bébés dans des lits en bout de bois. Ils font même de la musique en soufflant dans un bout de bois, le Didjeridoo. Le reste du temps, ils picolent (sûrement pour avoir la gueule de bois). Bref, ils sont à l’age de pierre.

 

Mais l’Australie, c’est pas que les Australiens. C’est aussi 70% de la Faune la plus dangereuse de la planète. Ici, y’a des bêtes qui piquent et des bêtes qui mordent. Beaucoup. En fait, plein. C’est un peu stressant. Of course, c’est aussi le pays de Skippy le Kangourou. Le jour, c’est mignon les kangourous, cela vient manger dans ta main, c’est tout doux. La nuit, c’est l’enfer ! Il y en a partout des marsupiaux, tous plus ou moins avec des tendances suicidaires, de préférence en se jetant sur les voitures qui passent. …j’ai passé mon temps a rouler planqué derrière les gros culs de 36 tonnes pour éviter de me prendre une bestiole de 2m et de 80 kg dans le pare brise ! Pas fier le Thobois.

Heureusement, c’est aussi le pays de l’ornithorynque – rigolo et sympa l’ornithorynque – du koala – trop chou le koala, et puis, pratique pour faire des photos pas floues vu la vitesse gestuelle du machin – et des baleines a bosses. Wahoo, les baleines a bosses !

 

Pour le reste, Sydney est une ville magique, la cote entre Cairns et Brisbane est tout simplement fabuleuse : entre les balades et l’observation des crocodiles dans la Daintree Forest, les baignades dans les lacs et la balades en bus 4X4 sur les plages de Fraser Islands, la croisière en voilier dans les Whitsundays islands, les parcs d’attractions de la Gold Coast, il y en a pour tous les goûts. Et la grande barrière de corail n’est pas parmi les 7 merveilles du monde naturelles pour rien. Et puis on a vu Ayers Rock, Uluru pour les Aborigènes. C’est beau Uluru, c’est magique. Je peux pas raconter. Faut que t’y ailles, si, si, j’insiste. Si tu veux, je viens avec toi. Faut juste que j’en parle à Valerie.

 

On part d’Australie demain. C’est triste, mais c’est comme ça.

par Famille Thobois publié dans : Guys` corner
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Jeudi 26 juin 2008

Salut les gars, il fait beau, les affaires reprennent !

A Noumea, c’est le grand retour de la cagole !!!! Pas aussi radasse qu’a Toulon – y’a pas de rade ici – mais cagole quand même.

Apres un mois d’immersion anglo-saxonne, je comprend un peu mieux la joie qu’ont nos amis grands bretons a débarquer en France aux beaux jours. Il y a de l’émoi dans l’air : La Française, ou son émule Calédonienne fait attention a son corps, à son look, c’est charmant.




On peut discuter le goût et le style (pardon, on se doit discuter le goût et le style), mais on ne peut que saluer l’intention. Alors on regarde, parfois amusé, ces dames et demoiselles se donner du mal pour aguicher le Kanak dreadlocké ou le militaire a poil ras. Faut dire qu’il y a des speciwomen qui pourraient se retrouver en phase finale de « Miss cagole univers » sans passer par les qualifications, alors c’est bien que l’on conduise a nouveau a droite pour limiter les risques. Ca, c’est pour la Capitale de la Grande Terre, Noumea. Pour le reste, c’est plutôt ambiance Robe mission, épaules de déménageur et sourire Moonraker (Tu sens biens que l’industrie nationale est le Nickel)…

 

Comme New York, la Calédonie laisse une impression mitigée…

 

Il y a la partie sombre : tout est très cher, le niveau de services au niveau touristique est globalement très inférieur a ce qui se pratique dans la zone pacifique sud (NZ, Aus, Fidji, etc), y’a des grèves et des manifestations tout le temps, etc. Ici le syndicat des Kanaks exploités – sic –, supporte par José Bové – re sic -  est particulièrement actif. Le facteur Besancenot en culotte courte sur son vélo peut aller se rhabiller niveau contestation. La, il y a du lourd ! Faut dire qu’un Kanak pur jus, un peu aviné, les yeux jaunes un peu voiles, les cheveux hirsutes, cela fait peur. Ils ont des vraies têtes de tueurs les mecs !

 

Et puis, il y a la partie lumière : les gens sont adorables, d’une douceur parfois déconcertante (sauf quant ils sont bourrés), et puis…y’a le pays. Magnifique le pays. Nous n’avons pas eu le temps (ni l’argent) d’aller sur les Iles Loyautes, qui sont parait-il superbes, mais nous avons fait l’île des Pins et quelques ilots alentours Noumea. Que du bonheur. Un bonheur en famille. Pas du tout un guy’s corner !

 

 

 

par Famille Thobois publié dans : Guys` corner
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Jeudi 26 juin 2008
Les gars, autant vous le dire tout de suite, c’est pas en Nouvelle-Zélande que tu te choppes un torticolis a te retourner pour regarder les gonzesses…C’est la que tu vois qu’un peuple initialement constitué de bagnards qui devaient expliquer la vie a leurs gonzesses a coup de grandes baffes dans la gueule, ça laisse des traces. Tu vas me dire, oui, mais les filles des îles alentours ? Et ben, la aussi, c’est la défaite : les filles Maoris qui accouchent sans broncher de monstres de 5,6 kg en moyenne sont plus proches de la Charolaise moyenne que de Nicole Kidman au niveau de la taille. Tu rajoutes a cela un vent constant, des températures a ne pas mettre un Saint-Bernard dehors et une pluie régulière, cela te garantit une jolie couleur rosée sur leurs délicats visages burines et tu as le tableau… De la a s’interroger sur une relation de cause a effet avec la présence de 40 millions de moutons sur le territoire, il n’y a qu’un pas...Pour finir sur une note positive, la situation a l’air de s’améliorer et elles ont l’air quand même plus jolies a Auckland (ou il fait moins froid) qu’a Wellington et avec le réchauffement de la planète, on peut y croire ! Par ailleurs, il y a de moins en moins de moutons (il sont passes de 70 millions a 40 millions en moins de 15 ans, CQFD). Par contre, pour le reste, la Nouvelle Zélande, c’est juste merveilleux. D’abord, c’est le pays des Tout Noirs, et ça, ça se respecte. Ensuite, c’est le Pays de la Steinlager Pure, et ça, ça s’apprécie. Les gars ici, ils savent s’amuser. Je te passe les centaines d’activités de malades proposées dans tout le pays (Jetboating, Bungy, Fly by wire, etc.) dans des décors véritablement somptueux. L’offre est absolument incroyable. Ils ont, comme tous les anglo-saxons qui se respectent, cette capacité a s’amuser entre mecs (ici c’est particulièrement vrai et objectivement, on les comprend, cf paragraphe ci-dessus) en picolant sérieusement tout en parlant de sport. Moi, j’aime bien, même si je ne comprends rien a leurs discussions : il faut dire qu’en matière de cricket, netball et courses de lévriers, ma culture est plutôt sous-développée, mais c’est pas bien grave. L’important, c’est d’être ensemble et de « get down and dirty ». A Invercargill (regarde ou c’est sur la carte, ça vaut le coup : c’est tout en bas et si tu penses que c’est le trou du cul du monde, eh ben, t’es pas loin d’avoir raison !), je suis allé aux courses toute une après-midi avec mon copain Pete et ses joyeux camarades. Ils n’ont pas vu un bourrin autrement qu’a la télé, sont restés bien au chaud à picoler sous les tribunes dans une salle réservée ou les paris étaient possibles, en échangeant entre deux rots sonores sur les bienfaits de la vie et les beautés de mère nature. J’ai passe une après-midi formidable. Par moment toi, mon ami qui me lis, tu m’as un peu manqué. D’ailleurs, il faut que l’on réfléchisse sérieusement a un trip mec genre « on se met minables tous les soirs en buvant de la bière pure de Nouvelle Zélande et en faisant des jeux qui font rire mais c’est pas grave car on élimine le lendemain en faisant du VTT, du rafting ou de l’auto-stop ». Allez, bises du pays des Kiwis
par Famille Thobois publié dans : Guys` corner
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Jeudi 26 juin 2008

Les amis, En tant que seul représentant Tadum de la gente masculine, je me devais de vous relater notre périple avec cette sensibilité si fine, ce regard si curieux qui caractérise pleinement notre genre. C’est l’objectif de cette rubrique réservée aux hommes. Je ne doute pas un seul instant que vos Régulières n’hésiterons pas a se connecter clandestinement, a l’insu de notre plein gré, sur ces pages pleines de vie et d’anecdotes. Ne vous formalisez pas. Faites comme-ci vous n’aviez rien vu. Il y a de toute façon peu de chances qu’elles comprennent la profondeur du contenu, n’étant pas équipées de notre système complexe de références et peu réceptives à nos valeurs, pourtant universelles. Et puis, si par bonheur, elle pouvaient nous comprendre un peu mieux grâce à leur indiscrétion malsaine, alors ces pages n’auront pas été écrites en vain. New York : New York, c’est toujours un peu bizarre. D’un cote on adore, c’est génial, ça bouge, c’est la liberté ! Y’a des milliards de trucs a voir a Manhattan même (ce qui te permets quand même de faire 1784 km a pied avec Judith sur les épaules en 3 jours, parce que Manhattan, c’est tout petit sur la carte, mais ça fait mal aux pieds) et on enchaîne avec Valerie les bonheurs de redécouvrir cette ville et de la faire découvrir aux filles : La Statue de la Liberté, l’Empire State, Central Park, Broadway, Pier 17, Le Muséum d’Histoire Naturelle, etc. Pour les filles, c’est noël, sauf qu’il ne fait pas froid. De l’autre on sent tout de suite que c’est compliqué, et que ce qu’on voit n’a rien à voir avec la réalité. Plus codifié que NY City, ça n’existe pas ! Le pourboire est libre mais il faut mettre 10% si t’es pas content, 12% si t’es content, 15% si t’es très content et 20% si tu veux te faire la serveuse (ils vont même jusqu'à te l’écrire au dos des menus, des fois que tu ne connaitrais pas le « code »). Tout le monde se balade avec un truc dans les oreilles connectés à son Ipod ou son Iphone (enfin je crois). Si tu as un chien, il faut que tu courres. T’es vraiment un naze si tu ne le promènes pas dans Central Park, déguisé en Marathonien des sables avec lunettes en titane, moule burnes au vent, l’Ipod dans la main droite et le sac à ramasser les popots de Médor dans la main gauche. Les plus doués ont une laisse extensible qui leur permet de ramasser les excréments de leur merveille canine sans ralentir la cadence. Si t’es plus riche, tu peux payer des gens pour promener Médor, c’est bien vu aussi. Tous les banquiers sont habillés pareil (tu sais, avec la chemise a boutons de manchettes et le col d’une couleur différente, costume gris ou bleu marine mais gris de préférence). Les « maids » qui promènent les rejetons de milliardaires au Park sont aussi toutes pareilles, avec des napperons et des nœuds-nœuds sur leurs uniformes qui feraient baver de jalousie tout collectionneur de costumes d’infirmières coquines des années 50. Comme les autres, les rappeurs sont habillés pareils avec, au choix, casquette ou bonnet, et le pantalon qui part de la taille très basse (non optionnel). Le rappeur New Yorkais, tu ne lui vois pas la même raie que le banquier. En plus, il peut pas avoir de chiens, il peut pas courir avec son pantalon. Notre copine Véronique nous a même dit que les momes de 2 ans avaient des play-dates, sous conditions que les parents soient bien sous tout rapport ! Tu m’imagines en train de prendre RV auprès d’une nounou black du parc de la Mairie à Rueil Mamaison pour que Judith puisse jouer mardi prochain a 16h15 avec Amandine du Château parce que papa a une grosse voiture !!! Je rêve. Bref, New York c’est sympa en vacances, pour y vivre, faut voir. Ca tombe bien, nous, on est en vacances.
par Famille Thobois publié dans : Guys` corner
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Mercredi 25 juin 2008

Nous quittons Wellington pour rejoindre le lac Taupo après une lonnnnnnnnnnnnngue route en camper van, mais au bout une belle récompense nous attend ; une maison de vacances super design avec le lac au bout du jardin pretee par les Martin et Annie Snedden. Tellement au bord que quand nous sommes assis dans le canapé qui fait face aux grandes baies vitrées, nous avons l`impression d`être sur le lac.
Grands espaces carres, decks de bois, grande cheminée moderne, cuisine américaine centrale et immenses baies vitrées…on pourrait l`acheter cette baraque.

Le truc sympa aussi c`est le feu de bois prêt a être allume dans la cheminée, et avec les 5 degrés ambiants, c`est très appréciable.

Nous ne pouvons oublier que le lac se trouve sur le cratère d`un ancien volcan car l`eau de source qui coule des robinets sent bon l`œuf pourri. C`est marrant de prendre une douche et d`avoir l`impression de sentir plus mauvais après qu`avant.

Au programme de la région : les splendides chutes d`eau Haka Falls, des ballades dans les bois environnants avec d`innombrables amanites tue-mouches toutes plus grosses les unes que les autres, la retenue d`eau qui, ouverte a intervalle régulier, crée un torrent incroyable dans de splendides gorges. Et surtout, surtout les fumerolles de tous les parcs du coin avec leurs sources chaudes. Pour les grands geysers il nous faudra attendre Rotorua.

Nous nous baignerons tout de même dans la piscine municipale de la ville, dans la nuit noire, dans une eau chaude naturelle ! Et ça, ça fait bien halluciner toute la petite famille.

Une bonne nouvelle, Etienne vient enfin à bout de son rapport Rugby !

Nous passerons sous silence la seule arnaque a touriste de notre séjour, la ferme et la pêche aux crevettes. Crevettes gigantesques certes, mais insipides, quant a la pêche de la bestiole, nous avons passe tous les 5, 30 minutes sans en attraper une seule…

Une petite étape ``stress absolu`` car un soir en rentrant de ballade la nuit par 5 degrés, avec les filles affamées dans le van, je vais ouvrir la porte de la maison, et reviens chercher Judith endormie dans le van…en fermant la porte de la maison avec les clefs a l`intérieur. Et bien sur, ça se verrouille de l`intérieur. A l`aise Valerie la…prête a encaisser 20 ans de culpabilité en une seule soirée. Heureusement en un coup de fil a nos amis proprios, nous parvenons, énorme coup de bol, a joindre l`archi de la maison qui est a Taupo ce soir a son domicile et qui a un double de la clef.

Enfin, nous irons aussi découvrir une vallée cachée ``hidden valley``, offrant une ballade dans un parc pressentant moult fumerolles, mares de boues bloubloutantes et geysers dans un paysage incroyable de début de l`univers. Ca c`est avant même d`arriver a Rotorua, ou se trouve le plus grand geyser…mais dans un espace beaucoup moins ``sauvage``, enferme dans un parc façon ``Mickey pour touristes débarquant en car``. C`est beau certes mais ça n`a pas le charme de notre ballade dans la vallée cachée presque tout seuls.
Bon mais l`insert de ce parc d`attraction, c`est aussi que nous y serons accueillis a la façon Maori dans une grande case de réunion, avec Haka, chants et danses typiques. Et ça a beau être touristique a mort, c`est bien sympa a voir avant de quitter le pays. Rotorua est une ville qui pressente de jolis restes de station balnéaire cossue du siècle passe. Un musée de la ville digne d`être sur la cote Normande, des bords de lac invitants a la promenade…et toujours partout au milieu des pelouses de la ville…des fumerolles a peine entourées de petites barrières.

Nous quitterons cette région avec regret, car c`est tout de même fascinant de sentir l`activité du centre de la terre affleurer partout.

 

Nous arriverons à Auckland accueillis, en français, par Steve Cottrell et sa femme Rebecca, recemment installes sur la ville avec leurs 2 enfants Oscar et Jaimie (non elle ne semble pas avoir de pouvoirs bioniques). Truc marrant, l`horloge qui trone dans leur salon est une copie de celle de l`hotel de ville de Château-Thierry (voir photo dans le coin des sponsors). Steve est l`ancien manager des All Blacks et avec sa femme ils sont super sympas. Nous apprenons que notre départ du lendemain pour Nouméa est annule pour cause de grève (ça sent bon la France), Steve nous propose donc de passer la nuit supplémentaire dans leur grande maison avec Rebecca, lui devant aller a Rotorua pour le boulot. Notre journée bonus dans la ville nous permet de découvrir l`une des tranquilles baies qui bordent la ville : Mission baie. C`est super paisible, tout le monde semble faire du sport, tout le monde est ``fit``, les gens rentrent du boulot a 17h…on fait quoi nous en France avec ces horaires de dingues ?

Un passage sur la grande tour de la ville en haut de laquelle nous montons admirer le point de vue, et nous extasier sur les barges qui sautent en Benji du haut de l`édifice. Ca me tenterait bien ce genre de bêtise (c`est hyper sécurise et en fait on glisse le long de câbles entraîne par son propre poids). Tranquille soirée chez Rebecca à qui nous voulons faire le repas…à la française nous sommes en retard, mais au moins on se colle aux fourneaux. Rebecca est Australienne et avocate, on papote une bonne partie de la soirée sur la politique ``verte`` du pays. Elle nous apprend aussi que les parents de Steve ont fonde une association de promotion du commerce équitable de grande ampleur : tradeaid. Allez voir leur site c`est super.

Nous quittons la Nouvelle-Zélande la tête pleine de grands espaces sauvages, de baleines et de fumerolles. Ce pays nous a définitivement séduits et nous ne sommes pas prêts d`oublier l`accueil des Néo-Zélandais que nous avons rencontre et leur gentillesse au quotidien.

 

 

 

par Famille Thobois publié dans : Nouvelle Zélande
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Samedi 7 juin 2008

Nous arrivons de nuit dans la ``wind city``, la cite du vent, la bien nommée, accueillis non pas par de la pluie, mais par un bon petit zef. Nous verrons vite que c`était de la gnognotte par rapport a un vrai vent qui justifiera pleinement ce surnom.

 

Nous allons planter le campement ou plutôt le camper van devant chez Ross et Denise Young. Ross est un éminent membre de la Fede Internationale de Rugby, et il va vivre ou les coupes du monde de rugby s`organisent. Ils ont donc passe 4 ans en France avec Denise sa femme et leurs 3 enfants, et les voila en NZ jusqu`a la prochaine coupe du monde en 2011. Ils nous accueillent a bras ouverts dans leur super maison de Seatoun (quartier de Wellington) non loin de parcs et de la plage (ai-je besoin de préciser qu`il y a aussi un trampoline dans leur jardin).

De leurs charmants 3 enfants, les filles adoptent tout particulièrement Callum le garçon de 13 ans, qui adore les petits. Judith ne le lâche plus et l`appelle Golum…

Denise est très très sympa, elle nous met tout de suite a l`aise, sa maison est notre maison. Nous échappons a notre camion en dormant dans leur splendide et chaude chambre d`ami, les filles squattent une chambre de leurs enfants. C`est le confort absolu après les conditions spartiates de Kaikoura. En plus, nous pouvons bénéficier de leur ADSL…le rêve.

 

A Wellington, les activités seront :

-finir le rapport de la fede pour Etienne










-parc et trampoline pour les filles et moi

-ballade sur la plage pour ramasser de splendides Paula (ormeaux en français)

-piscine au centre aquatique (toujours remarquable pour l`accueil des famille, et ou Judith et Anna s`acclimatent de mieux en mieux a l`eau)

-visites repesées au Te Papa, LE musée national de NZ

-match de rugby

 





Concernant le musée Te Papa, ouvert tous les jours de l`année et totalement gratuit (sauf expos temporaires), il faut savoir que c`est un peu une fierté nationale. Ouvert récemment, le musée célèbre la double culture des kiwis, mettant en avant l`accord historique entre les Maoris et les anglais, la culture Maori et les mélanges de genre des deux cultures. Le sous-titre du musée c`est ``our place / chez nous``, pour souligner combien les kiwis se sont approprie ce lieu. Une journée ne nous suffira pas pour en faire un bon tour, nous y reviendrons donc 2 fois. Expos sur la faune et la flore du pays, mais aussi sur sa spécificité d`un point de vue tectonique avec de supers animations pour bien comprendre justement la tectonique des plaques, et notamment un exemple des mouvements qui ont forge la NZ et ce a quoi elle pourrait ressembler dans le futur…un peu effrayant cependant. Une petite maison nous accueille pour reconstituer les mouvements que l`on ressent lorsque la terre tremble, édifiant ! Et pour la culture Maori, de grandes pirogues, de grandes maisons de réunion typiques de ce peuple (ou l`on se doit de pénétrer nu pied et avec respect), des pounamous géants (pour ceux qui ne suivent pas c`est cette pierre verte de jade très dure et spécifique a la NZ). Et à chaque étage, des salles entièrement dédient aux enfants où ils peuvent tripatouiller, toucher des os, des coraux, des bestioles sous inclusion pour les regarder eux-mêmes au microscope électronique, des jeux sur le thème des animaux ou  des Maoris.

Les filles se déguisent, apprennent une ou deux choses sur les coutumes locales, s`essaient au tissage…bref, une fois encore nos amis du coin nous donnent une bonne leçon de pédagogie.

 

Nous ferons un petit saut pour voir les collègues d`Etienne sur Nouvelle Zélande 2011, les prochains organisateurs de la coupe du monde. Nous y croisons Ross qui fait essayer aux filles son casque d`ancien policier londonien. Leurs locaux donnent sur la baie de Wellington a 2 pas du Te Papa…autrement dit pas mal place du tout. Ross y vient à vélo et le DG pourrait venir en bateau de sa maison !

 

Notre séjour a Wellington sera bien agréable, grâce a Ross et Denise et leur accueil, mais aussi parce qu`ils nous emmènent dîner chez des amis a eux que connaît Etienne Steve et Michelle, de la fede de Rugby (NZRU pour les avertis) dans leur superbe maison a 253m de chez les Young. Nous aurons aussi la chance de faire connaissance avec Martin et Annie. Martin est DG de NZ 2011, et lui et sa famille viennent d`emménager dans leur splendide maison qui domine une des baies de Wellington. Ils sont adorables et en plus ils nous prêtent leur maison de vacances sur les bords du lac Taupo.

Ce petit cote ``vie sociale`` retrouvée entre adultes nous fait beaucoup de bien a Etienne et a moi. Car les filles ne sont pas toujours hyper calmes ces temps-ci et l`obéissance est un travail de chaque instant…

 

Nous avons la chance de pouvoir aller voir un match de rugby dans le grand stade de la ville où jouent les Hurricanes. Ce soir la c`est la tempête (enfin nous on appelle ça la tempête, mais pour ici il parait que c`est juste un peu de vent et de pluie). Nous avons les places que nous a déniche Ross en zone ``famille``, alors nous y allons coûte que coûte. Ce n`est pas parce que nous revenons de la piscine, que les filles dorment dans le camper van, qu`il pleut a torrent et qu`il y a du vent qu`on va s`arrêter a ça tout de même.

Donc nous voila partis en guoguette a lutter contre les éléments pour arriver debout a la porte du stade. Nos places sont très hautes dans les gradins, de ce fait nous sommes a l`abri des trombes d`eau qui s`abattent sur les malheureux joueurs. Nous sommes très étonnes de voir le public (majoritairement Hurricanes…) huer et siffler les pauvres Australiens qui se prennent une tôle. Ce n`est pas très rugby tout ça, Maylis est choque de ce comportement décidément pas sport du tout. Nous gobons 4 hot-dogs frites, euh en fait j`en gobe 3 car Etienne, Judith et Anna n `aiment pas la version locale de cette friandise, sorte de beignet de saucisse. Et comme a la mi-temps les filles ne regardent plus une seule seconde de match, nous décidons de rentrer au chaud a la maison. Signalons tout de même que la zone famille du stade comporte un gros truc gonflable dans les travées pour occuper les mouflets, qui sont, comme nos filles (et ça c`est rassurant) intéresses par le ballon ovale, mais pas beaucoup plus de 10 minutes.

 

Nous finirons la soirée un verre de vin a la main avec du fromage et des crackers, vautres dans de moelleux canapés, a nous poiler avec les Young devant une bonne vieille émission de telle réalité se déroulent dans un restaurant.

 

Nous quitterons Wellington sous son vrai jour, a savoir une bonne pluie et un vent de dingue (et encore, la nuit que nous passons en entendant le vent hurler doucement par tous les interstices de la maison, n`est rien selon les Young, quand ca souffle pour de vrai ici, on a l`impression que toute la maison bouge et qu`elle hurle…charmant), non sans avoir achete de splendides chaussons de peau de mouton pour toute la famille. Il parait qu`a Taupo ca nous servira.

 

 

par Famille Thobois publié dans : Nouvelle Zélande
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Samedi 7 juin 2008

Encore une fois c`est sous la pluie que nous faisons la route côtière qui mène a Kaikoura, et nous arrivons sous une bonne grisaille très très humide et froide. On ne voit rien du paysage alentour, et plantons le camper van dans le camping. Etienne doit encore finir son rapport pour la Fede et je dois occuper les filles 3h dans le camping alors qu`il pleut, le tout sans rester dans le camper van car il y bosse.

Nous aurons la chance d`avoir une grande salle de jeux chauffée avec des jouets pour enfants, des petites tables et quelques trucs de mousse. Je ferai donc activité devoirs, parcours santé, et nous finirons a 17h dans la cuisine du camping pour une grande activité peinture ( pendant que les campeurs dînent…décidément nous sommes décales nous autres français). Le soir un bon dîner dans le camper van, pâtes fraîches tout de même et hop au lit a 20h03.

 

La bonne nouvelle c`est que le lendemain il fait grand beau et que nous découvrons un paysage de rêve.

Le camping est idéalement situe tout près de la mer avec un sable gris fonce et une eau turquoise laiteuse, avec vue imprenable sur les montagnes enneigées alentour. En fait Kaikoura est un incroyable endroit : une péninsule ou vit une colonie de phoques en permanence, les baleines au large dans les abysses toute proches, et la montagne au bord de la mer turquoise.

Nous y vivrons d`incroyables moment a observer les phoques des heures durant, admirant leur souplesse et leur langueur au bout de la splendide péninsule. Pique-nique à mettre dans les top 10. Et surtout la baleine ! A l`origine, nous devions aller les observer en bateau, l`agence avait tout prévu. Mais arrivant sur place, on nous annonce que Judith n`ayant pas 3 ans, c`est impossible. La ou on voit que la NZ est un pays de service, c`est qu`instantanément la dame qui nous a refuse l`accès au bateau nous propose a la place, et en étant désolée…d`aller voir une baleine en avion de tourisme pour nous 5 dans la même matinée. Bon ben puisqu`il n`y a rien d`autre nous saurons nous en contenter. C`est donc comme des dingues que nous arrivons a l`aérodrome pour prendre notre avion avec notre pilote prive, car nous avons rendez-vous avec notre baleine. Et oui, les charmants cetaces sont reperes par les pilotes le matin tôt, et comme ils savent qu`elles plongent pour ressortir au même endroit après une petite apnée de 45 minutes, pour rester folâtrer hors de l`eau pendant 20 minutes avant de replonger et recommencer toujours au même emplacement, c`est assez fastoche pour eux de garantir le truc. Nous arrivons donc sur le cachalot (sperm whale en anglais) a l`heure dite, et pouvons tout a loisir admirer notre bestiole de 18m de long, de l`avion. Le pilote a l`habitude et pour que nous en profitions au maximum pendant qu`elle est hors de l`eau, il tourne sur lui-même en centrant son aile sur le cachalot. Sensations garanties…même si au bout de 15 minutes on est un peu nauséeux, ça vaut largement le spectacle.

C`est sublime de voir une baleine de cette taille, les bateaux (que nous devions prendre initialement) sont de la même longueur. La seule chose que nous manquons de notre coucou, c`est la fameuse queue qui passe à la surface lorsqu`elle plonge. Mais sinon cela nous permet de bien voir la baleine dans toute sa longueur, chose impossible du bateau. Et comme si cela ne suffisait pas, le pilote nous dit qu`il va nous chercher des dauphins, nous voila donc au dessus d`un banc de 200 dauphins, et la encore vu du ciel c`est simplement magique. Nous finissons par une ballade sur les montagnes qui bordent la cote. Autant vous dire que nous atterrissons les yeux plein d`étoiles.

 

Un mot sur nos conditions de vie au camping de Kaikoura. Il est chouette et bien situe certes, mais les parties communes ne sont pas chauffées. Et ce sera de grands moments de grelottement pour mon homme quand il ira bosser sur son fichu rapport vers 6h du mat dans la cuisine, pour ne pas nous réveiller dans le camper van (et oui si je dors sur le matelas, c`est qu`il n`y a pas de table dans le van). Le summum du froid ce sera le matin ou, avec les filles, nous traverserons le camping et les pelouses recouvertes de givre, pour aller héroïquement prendre une douche aux sanitaires. Pour cause d`aération, la douche a la fenêtre ouverte sur l`extérieur, et le sol de céramique est juste…gelé. Imaginez donc le calvaire pour les filles, mes oreilles et mes orteils, de prendre une douche dans ces conditions. Car même si la douche elle-même est chaude, tout le temps de peau mouillée de Judith et d`Anna correspondent à des hurlements ininterrompus. Jusqu`a ce qu`elles soient sèches et habillées, elles hurlent, et moi je suis a poil, mouillée et nu pied sur le sol glace (elles, en bonne mère, je les ai juches sur les toilettes, moins froides). C`est tellement l`horreur que j`en oublie mon pendentif de Pounamou offert par mon homme dans les douches, et que je ne le retrouverai pas. Degoutte par ce traumatisme, nous ne prendrons plus de douche pendant 2 jours.

 

Nous partirons de Kaikoura a regret (il fait beau maintenant) pour aller vite choper le ferry en haut de l`île du sud a Picton. On pourrait croire que le ferry a Picton c`est pas folichon (genre comme a Boulogne pour Douvres, gris et industriel), erreur. Le petit port de Picton est adorable, situe au fond du fjord de Marlborough, et la traversée jusqu`a Wellington (donc le sud de l`île du nord pour ceux qui suivent) est très agréable, le fjord offrant de belles vues sur des tas de petites criques et plages privées avec de splendides maisons. Décidément les kiwis savent se construire de belles maisons dans de superbes coins recules. C`est l`avantage quand il n`y a personne sur une île, tu peux toujours être tranquille dans un coin sublime sans immeubles autour.

Sur le ferry (grosse taille le ferry), tout est encore fait pour les enfants, salle tele avec dessins animes, coloriages en libre service, et surtout grande salle de jeux a fond de cale façon ``trucs de mac do`` en 2 fois plus grand. Mais comme c`est a fond de cale et que j`y emmène les filles (because Etienne doit encore bosser sur son rapport le pauvre) quand nous traversons l`océan pacifique (enfin la ou l`océan Pacifique rencontre la mer de Tasmanie) ça remue pas mal, même sur ce gros bateau. Du coup je choppe vite une bonne envie de vomir qui me tiendra jusqu`a notre arr
par Famille Thobois publié dans : Nouvelle Zélande
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Samedi 7 juin 2008

``C`est beau quand c`est joli ``. Etienne


``Ici la nuit tombe en plein jour ``. Valerie

 

Lu ; `` si la theorie de l`evolution est vraie, comment se fait-il que les meres de famille n`ont toujours que 2 bras ?``

 

par Famille Thobois publié dans : J`ai envie de te dire...
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Samedi 7 juin 2008

Queenstown est la ville de tous les dingues… de tous ceux qui ont l`idée de faire des trucs débiles dans la nature, comme se jeter dans le vide un élastique aux pieds, comme se balancer sur un traîneau suspendu comme un pendule entre deux collines, lancer des bateaux a fond sur des rivières entre les pierres de canyons…. C`est la qu`ils ont invente le Bengi !

 


Mais sinon c`est aussi une petite ville accrochée aux collines qui entourent un grand lac de montagne. Elle bouge au rythme de ses activités de fous et au rythme du ski l`hiver. Nous, on arrive en automne et on a l`impression d`en repartir en hiver avec de la neige sur les sommets tous les matins, et de la gelée sur les pelouses.

 

Nous logeons dans une super maison très confortable presse gracieusement par la sœur de Peter, pote de badminton d`Etienne, et ancien DG de la fede de bad de NZ. La maison est super car elle est chaleureuse, vaste, qu`elle dispose d`une vraie cuisine, de lave-linge prive, et surtout surtout, il y a un trampoline dans le jardin et 200m derrière la porte du jardin un parc public !!! Et mine de rien, nous commençons à vraiment apprécier le lave-linge et la grande cuisine pour vraiment faire de la popotte et ne pas simplement réchauffer des pâtes fraîches. Du coup, lâchage au supermarché du coin (ou on trouve plein de trucs en plus…notamment de délicieux Gold Kiwi…tellement meilleurs que ceux que l`on nous envoie en France).

 

Au chapitre ``confort quotidien``, on ne se fait toujours pas au manque de chauffage central dans les maisons de NZ. Le mode de chauffage dans les chambres en fait, c`est le matelas chauffant. Mais comme Etienne s`y refuse catégoriquement, et que moi je ne suis pas rassurée a l`idée de faire dormir mes filles la dessus, nous faisons marcher les chauffages des salles de bain toute la nuit et nous collons au radiateur a huile de la maison. C`est un peu couillon étant donne que tous les kiwis dorment comme ça…il n`y a vraiment aucun risque.

 

Sinon, a Queenstown, nous ne nous cantonnons pas a observer l`équipement des kiwis, nous faisons aussi plein d`activités comme ;


-shotover jet boat sur une rivière qui s`enfonce dans un canyon. Il s`agit d`un bateau construit comme un jet ski géant, fond plat et turbine puissante, il contient environ 12 touristes (de 2 a 102 ans) et le capitaine est plus un chauffeur de rallye qu`autre chose. Il conduit l`engin en ``dérapages`` ce qui nous fait frôler les rochers du canyon, et permet d`éclatants 360. On vous conseille simplement d`aller voir leur site net ``shotover jet boat queenstown``. Bref, on s`est éclate et Judith a adore, c`est vraiment sans danger. On se demande pourquoi ils ne font pas ça en France.


-bengi pour Valerie, avec un unique panorama. C`est cette incroyable vue sur la ville qui avait déclenché la motivation pour faire ce truc débile. La petite passerelle de laquelle on saute est totalement flip pante, il y a la 3 gus qui vous attendent pour vous accrocher et vous expliquer le truc, mais il a aussi ce fichu vide. En fait, le saut je l`ai fait dans un nuage de neige, et pour le panorama il a fallut attendre une petite éclaircie pendant la remontée.
Mais c`est véritablement un bon vieux coup d`adrénaline qui te parcourt l`épine dorsale avant, pendant et après quand tu te remémore le saut. Le truc sympa aussi c`est qu`on est accroche a l`élastique par un harnais ventral, ce qui fait que pour sauter…on peut courir pour faire soi-même la chute (et non pas tomber saucissonne par les pieds). Et ça c`est vraiment dingue… c`est pas si souvent qu`on court pour se jeter dans le vide ! Le saut est très doux et pas du tout traumatisant quand on rebondit. Ensuite, le cœur ne s`arrête pas de battre la chamade, on ressort de la avec la seule envie de recommencer tout de suite...

Maylis a tellement cru que je me jetais dans le vide vraiment, que c`est une croquette en larme que j`ai retrouve en remontant vers tout le monde.

Mais bon voila, le seul soucis c`est que celle la même qui jurait ne jamais faire ce truc de malade, n`a désormais plus qu`une seule envie, celle de le refaire de plus haut.


-le flybywire vécu par Etienne ;


``Tout d’abord, tu es allongé et harnaché dans une espèce de planche déguisée en avion miniature avec un petit moteur et une grosse hélice à l’arrière,  qui fait également office de gouvernail. Tu tiens un guidon sur lequel il y a une poignée pour mettre les gaz. L’engin est accroche à un câble qui est lui-même relié à un réseau de câbles tendus au dessus de la vallée.

Le principe est simple. Il s’agit de se balancer par un mouvement pendulaire de part et d’autre de la vallée. On te lance en  « remontant » la machine vers l’arrière sur environ 80 mètres. Une fois que tu es là-haut quasi a la verticale, cul par-dessus tête, tu mets les gaz et plonge vers le sol (la « cible » est marquée d’une grande croix blanche) avant de remonter vers l’autre coté. Quand tu sens que tu commences à perdre de la vitesse, tu braques a fond et vire pour redescendre a toute allure dans l’autre sens (tu dois parfois contrebraquer un peu) en passant le plus près possible de la croix blanche. L’idée est de prendre le maximum de vitesse (jusqu'à 170 km/h, je ne te dis pas les sensations sur ta planche qui vibre de partout) pour  aller de plus en plus haut grâce au moment généré avant de faire ton 180 degrés.  

Et cela dure pendant une dizaine de minutes ! C’est juste énorme !

Les gros bateaux qui oscillent quasi verticalement pour te mettre l’estomac dans l’oreille interne juste après ta pomme d’amour dans les fêtes foraines, c’est de la gnognotte pour caniche permanenté en comparaison !

Bref, je recommande. ``

 

Nous décidons également d`aller passer une journée en excursion dans l`un des fjords du Fjordland au sud, sur les conseils de Peter nous choisissons Doubtful Sound (nomme ainsi car Cook en entrant avec son navire dans le fjord doutait fort qu`il puisse en ressortir sans encombre), il parait que c`est le plus sauvage.

 

Départ donc le matin tôt avec des croquettes encore endormies que nous posons sur le siège arrière de la voiture dans l`obscurité. Nous arrivons 2h plus tard dans une pluie battante et avec de gros nuages bien bas…pas folichon pour admirer les fjords et leurs sommets. Nous prenons le petit dej comme seuls clients dans une ancienne église convertie en café, servis par un être humain certes, mais au sexe indéterminé…la voix n`en dira pas davantage étant donne que nous n`entendrons que quelques grognements sourds. Bizarre cette ambiance.

Doubtful sound est effectivement un splendide fjord très sauvage, partout la végétation donne l`impression d`arriver dans un monde inexploré, grandes fougères, cascades partout (faut bien que la pluie ait un avantage), et comme nous sommes suivis par des pluies passagères et un soleil joueur, nous bénéficions d`arcs-en-ciel a la pelle. Arrivant a l`embouchure du fjord et de l`océan pacifique, nous apercevons de loin un gros rocher avec une colonie de phoques, et en revenant, une troupe de dauphins nous accompagne quelques instants. Magique. Le commandant nous offre même un long instant de silence absolu dans le fjord en coupant tous les moteurs. C`est presque mystique ce silence a peine trouble par un lointain bruit de cascades.

Signalons aussi que nous avons fait une visite express à la plus grosse centrale hydraulique du sud du pays en allant 200m sous terre. Ca a marque les filles ça, un bus qui part 200m sous terre !

 

Le soir nous descendons jusqu`a Invercargill, la ville la plus au sud du globe ! Pas mémorable la bourgade. Nous y allons parce que Peter a organise une fiesta avec 80 de ses potes et nous sommes un peu les guest stars françaises. Le thème de la soirée c`est la France, c`est pourquoi vous pourrez le voir déguise en soi-disant Napoléon a cote d`Etienne sur la photo dans le coin des sponsors. Sympa la soirée avec des kiwis mèches, j`ai un peu passe mon temps a leur corriger les mots qu`ils ne savaient pas prononcer pour leur faire plaisir. Pendant ce temps, les filles étaient gardées par 2 jeunes baby sitters au motel, le tout organise par Peter. A 23h tout le monde au lit. C`est pas tout ça, mais un kiwi ça ne se couche pas bien tard.

Le lendemain, Peter emmène Etienne aux courses ``entre mecs`` pendant que Kelly (la fille de Peter) et moi rentrons en voiture sur Queenstown. Typique aussi les courses pour les Kiwis, visiblement c`est une institution, le moindre bled ici a un terrain de rugby ET un champ de courses.

Lors de notre retour sur Queenstown, nous aurons un spectacle inédit avec les filles, un déménagement de maison. Oui oui, la maison sur un camion, et hop je bouge tout.

 

Enfin, nous irons aussi sur un bateau a vapeur ( avec accès a la salle des machines pendant le voyage…ça aurait plu a mon ingénieur de père ça), puis ballade dans une coquette ferme au bord du lac (la encore nous partons sous la pluie battante et arrivons de l`autre cote du lac sous le soleil), pour y voir la tonte des moutons, caresser des cerfs, des béliers et des lamas.

 

Tout ça nous montre un visage bien sympa de la région. Et la présence permanente des montagnes (maintenant un peu enneigées il faut bien le dire) n`est pas pour nous déplaire.

 

Un point aussi sur le bon goût de nos amis kiwis en matière de constructions immobilières. Nous sommes vraiment sur la même longueur d`onde que les kiwis avec Etienne. Maisons carrées, design et graphiques, couleurs sobres et grandes baies vitrées partout.

 

Nous quittons Queenstown pour rentrer a Christchurch, non sans passer par le Mont Cook, le plus haut de la chaîne des Alpes locales, très beau, et cette fois nous le voyons sous le soleil.

A Christchurch nous rendons la voiture, non sans avoir pris un caillou sur le pare-brise 30km avant d`arriver a l`agence, et hop 300 euros de réparation… Nous recouperons un vieux camping car tout pourri de partout…mais bon nous avons hâte d`aller voir les baleines a Kaikoura alors on ne discute pas trop, de toute façon on leur rendra encore plus abîme a Auckland.

 

par Famille Thobois publié dans : Nouvelle Zélande
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