Lundi 2 février 2009

Bon, autant te le dire tout de suite, c’est pas vraiment un pays pour un guy’s corner. Oublies les déhanchés Bollywood et les regards de braise d’Indiennes délurées en folie. L’Indienne moyenne est aussi proche de la star de Bollywood que le Maître nageur sauveteur CRS volontaire de Merlimont Plage l’est de Pamela Anderson dans Alerte a Malibu (les classiques, toujours les classiques), et je le prouve...



 

Ici, l’alcool est permis, mais surtout pour les touristes et le voile pour madame est plutôt de rigueur. La règle reste le mariage arrangé et le ratio de 927 femmes pour 1000 hommes n’est malheureusement pas vraiment du a des causes naturelles… Avec mes trois filles, je passe pour un nabab plein de fric qui peut se permettre 3 dots !

 

Ils essaient bien de passer pour des joyeux bout en train – sans jeux de mots - en dessinant a coup de burins – toujours pas de jeu de mots - dans le marbre des temples des jeunes gens dans des positions scabreuses, tu sens bien que la cabriole n’a rien d’un sport national, ou alors qu’il est réservé a une élite qui se charge de relever les statistiques pour le vulgus pecum…


Cote sport, c’est la aussi la défaite. Ils ne connaissent que le cricket, ce qui rend les discussions rapidement stériles…Bref, la sacro-sainte trilogie gonzesse-alcool-sport du guy’s corner est assez limitée au pays des vaches sacrées, ce qui explique la brièveté de ma rubrique Indienne.

 

Une fois cela dit, les gens ici sont beaux. Ils ont des gueules comme on dit. Et puis les couleurs des vêtements, saris pour les femmes – turbans pour les hommes ! Incroyables les couleurs. Entre les roses, les verts, les oranges et les jaunes fluos, entre le turquoise et les dégradés de verts, de bleus ou de rouges, il y en a pour tous les goûts, partout. C’est une féerie continue, un enchantement pour les yeux, une sensation de gaieté partagée.

 

C’est sur ces mots que se termine ma rubrique. Cela veut dire que c’est la fin du voyage. C’est un peu triste, mais pas trop. On va être content de vous retrouver, de pouvoir vous raconter notre périple en direct. Et puis, même si on a fait plein de belles rencontres, vous nous avez manqué…



 

A bientôt.

Par Famille Thobois - Publié dans : Guys` corner
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Lundi 2 février 2009

Je ne vais pas m’étendre sur Tokyo et le Japon ou nous ne sommes restés que 2 jours. Il serait par conséquent très présomptueux de pouvoir tirer de ce très court séjour des généralités qui font le succès international de cette rubrique. Néanmoins, un clin d’œil aux plus cultivés d’entre vous qui vise a traduire en une simple photo prise a Ginza la complexité de cet archipel du bout du monde ou la plus extrême modernité cohabite avec les plus anciennes traditions.



J’en profites pour faire d’une pierre, deux coups en permettant aux plus salaces et dérangés d’entre mes lecteurs qui aiment jouer a la poupée (qui se reconnaîtront et je n’en doutes pas, qui me remercieront) de pouvoir fantasmer une fois de plus.

 

Sayonara

Par Famille Thobois - Publié dans : Guys` corner
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Lundi 2 février 2009

Bali, ah Bali. Le pays du gamelan et des fleurs de frangipanier. Tout est douceur, calme et volupté, comme dans la chanson. Petit à petit, tu t’enfonces, doucement mais sûrement, dans un état de léthargie bienheureuse, de laisser aller attendri, d’abandon à la vie. Le mec qui dépasse le 3 de tension à Bali après 10 jours est a coup sur sous l’emprise de produits interdits genre amphétamines ou vient de se faire piéger par un restaurateur un tantinet taquin qui s’est laisse aller sur le piment. Tu es tellement cool, que tu en oublierais de vérifier les résultats sportifs du week-end sur internet !

Ici, tout est raffinement et élégance. A Bali, on aime faire joli. C’est important. Pour tout.

Les filles n’échappent pas à la règle, au contraire. On a même l’impression que les gars les copient et que tout le monde veut être joli.


Les vêtements, les coiffes, la façon de marcher, de danser, on veut être joli. Cela ne marche pas toujours, la nature peut être parfois cruelle, mais globalement, c’est plutôt réussi. Et puis, ils ont une arme secrète : le sourire. Ca illumine tout, leur sourire et puis, ça rend joli. Y’en a partout, tout le temps. Le sourire, ça devrait être un truc obligatoire tellement c’est beau. Quand tu penses a la gueule de trois pieds de long que tire la Parisienne moyenne dans le metro ou au bureau alors que son principal problème dans la vie c’est de savoir si les prochaines vacances seront aux Bahamas ou a Saint-Martin ou si elle a bien fait de mettre ses chaussures-la avec ce tailleur-ci, t’as envie de l’envoyer faire un stage...Pareil pour notre chauffeur de taxi moyen national.



En plus du sourire, il faut dire que les filles d’ici sont globalement plutôt très mignonnettes. Mais attention ! Tel que je te connais, je t’imagines déjà, l’œil salace, en train d’en tirer des conséquences hâtives ! Eh bien tu te trompes, tu ne m’as pas bien lu. Ici tout est cool, c’est comme si tu vivais dans une espèce de monde asexué. Alors, c’est joli, mais c’est que pour les yeux, pour la contemplation. Bien sur, il y a les massages (enooorme les massages) et les bars de nuit du Kuta plein de surfers et de prostiputes (pour la plupart bisexuées d’ailleurs a ce qui parait…) et les bières fraîches (je sais pas comment ils font, mais ta bière est toujours fraîche !), mais c’est vraiment pas ça que tu retiens de Bali, ni ce qui te donnes envie d’y retourner. Parce que tu as envie d’y retourner. Cela me fait ça à chaque fois. A croire que j’aime bien quand c’est joli.

 

Dernière précision, si t’es branché blondasse, Bali, c’est pas pour toi, préfères l’Australie.

 

Par Famille Thobois - Publié dans : Guys` corner
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Jeudi 15 janvier 2009
En septembre  2008, c'est le ré-emménagement dans une maison vide. Encore une bonne période de tri et de décoration.
Voir l'album de la maison "maison d-co"pour ceux qui ne l'ont pas vue finie et décorée et tout et tout (sur le blog)

Fin décembre, comme on n'est pas partis en amoureux depuis longtemps avec mon homme, on s'offre les Maldives une semaine au Club Med, histoire de bien recharger les batteries avant d'attaquer 2009. Etienne a un boulot de dingue et s'apprête à faire un marathon pour aller évaluer les dossiers des villes candidates aux JO 2016 (Tokyo, Chicago, Rio, Madrid). Et moi, après avoir négocié mon départ de la maison noir et blanche, j'envisage une reconversion dans le domaine de l'environnement et du développement durable. J'ai fait ma petite révolution bio et j'ai trouvé le moteur de mes 30 prochaines années de carrière. Reste à trouver le job qui va avec, et pour ça un petit bilan de compétence pour construire mon projet professionnel devrait m'aider.

Les filles vont très bien, elles gardent beaucoup de souvenirs de notre tour du monde, et nous nous efforçons de garder tout cela vivant à travers des jeux, des discussions, des séances photos, des exposés en classe.
Maylis a 8 ans, et le CE2 se passe bien. Elle semble bien accrocher avec la guitare et c'est notre artiste de la famille. Je l'ai contaminée de mon goût pour Bolllywood, nous bassinons la famille avec ses musiques...même Judith chante la chanson de "Krishna"...
Anna a 6 ans et fonce comme un chat dans tout ce qu'elle entreprend. Le CP c'est fastoche (elle savait lire pendant le voyage), elle s'éclate dans le "multisport" et attend avec impatience la classe verte qu'organise sa maîtresse pour "la boum".
Judith 3 ans, bien à l'aise dans ses baskets et dans l'école. Elle mène sa barque avec une assurance déconcertante et nous fait mourir de rire avec son aplomb. Elle ADORE la danse, et ne peut empêcher son doudou de parler le soir dans son lit. On se demande si son doudou ne prend pas vie quand on éteint la lumière...
Du tour du monde elle garde un amour inconsidéré pour les koalas, et une expertise de fous sur les poissons tropicaux.

Allez voir plus de photos sur l'album "voeux 09"

Bref, les Thobois vont bien et vous souhaitent une excellente année 2009.
Par Famille Thobois - Publié dans : Retour à la maison
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Jeudi 15 janvier 2009

Arrivée à Delhi dans la moiteur, la foule et sur une route d'aéroport...non carrossée, au milieu de la foule, des vélos, des vaches, du bordel....Bienvenus en Inde.

Notre havre d'adaptation sera le minivan de 9 places climatisé que nous avons rien que pour nous, avec chauffeur et guide. Pour cette dernière étape, nous avons choisi de voyager comme des Rajahs avec nos poupettes, et en fait ça facilitera pas mal les heures de route : les filles peuvent s'allonger intégralement pour dormir, et la climatisation nous permettra de rester en vie après les visites de temple sous 40° avec des poupettes virant rapidement à l'écarlate malgré écran total, lunettes et chapeaux.

1ère étape : Udaïpur, la ville au lac et aux palais (revoir Octopussy pour rêver du palais du lac) sauf que nous quand on arrive, pas d'eau dans le lac, mais de grandes prairies. C'est très beau quand même.
On savoure notre première immersion dans les rues avec les vaches qui vous frolent, le palais somptueux qui surplombe la ville. Et puis les gens, les gens, les gens ! Souriants, sympas, adorables, toujours plus intéressés par nos filles (Etienne fait figure de nabab dans le coin, avec 3 filles, un gars qui peut assumer 3 dots, doit être richissime...pas simple pour commencer les négociations). Nous cotoyons ces femmes aux saris multicolores, ces écoliers en uniformes, et aussi les mendiants difformes aux abords des temples. Nous tentons d'expliquer aux filles...pas simple. Nous devons nous battre avec Maylis qui ne comprend pas pourquoi nous ne donnons pas aux pauvres dans la rue, mais persistons à lui expliquer qu'il vaut mieux donner au temple qui redistribuera plus équitablement. Vrai confrontation directe et sans filtre avec la misère humaine urbaine (et encore ce n'est pas un bidonville, c'est la riche Udaïpur!).

 

2ème étape : Jojawar, ne cherchez pas, cet patelin n'apparaît à aucun endroit sur les cartes. Peut-être sommes-nous dans un espace spacio-temporel parallèle, mais ce coin semble hors du temps. Nous logeons dans le palais du Maharadjah local qui nous accueille, et nous sommes les seuls dans son palais. Tout le personnel rien que pour nous, et ils sont adorables. Le palais est au centre d'un village, et l'une des spécificités du coin sont les chevaux à oreille pointue. Donc ballade au soleil couchant sur les canassons déguisés en elfes.

L'autre fait marquant de cette étape est surtout le "train safari". Notre Maharadjah nous emmène dans sa Jeep antédiluvienne (coiffé de ses Ray-bans et de son Stetson !) pour prendre le train à la gare, au beau milieu des indiens avec leurs enfants, pour 1h30 de voyage (26km) dans les montagnes locales.
Cela restera un souvenir fort, car nous sommes dans le train avec les gens, en tant qu'attraction locale, tout le monde vient papoter avec nous, voir nos filles, on se prête les bébés...c'est vraiment un grand moment d'échange et de convivialité. Le Maharadjah nous avait prévenu, "on monte dans le train sans connaître personne, et quand on en descend on a l'impression de quitter des amis". Après avoir donné de petites peluches à des enfants d'une famille avec laquelle nous avons "échangé" (3 mots mais de nombreux sourires), la maman des enfants me donne une petite bague d'argent...ça me remue, et je peux vous garantir que cette bague ne me quitte plus depuis.
Episode poilant avec les singes d'une des stations qui guettent le train pour s'accrocher aux wagons et demander des gateaux aux voyageurs.
Nous crevons de chaud dans ce wagon, mais tout le monde est d'accord pour trouver la ballade extraordinaire.

3ème étape : Bijaïpur
Là on reste scotchés au palais du Maharadjah pendant 2 jours (c'est le beau-frère du Maharadjah de Jojawar), et cette fois c'est Etienne et moi qui sommes un peu en vrac (j'ai fait l'erreur de manger une salade verte...l'erreur de base). Mais le palais est somptueux et là encore nous l'avons rien que pour nous la première journée. Piscine conséquente, et surtout cours de yoga par le maître les lieux (maître de yoga aussi) le matin à 7h avec vue sur le lever de soleil sur la montagne. Promis en rentrant je me mets au yoga.

4ème étape : Bundi
Charmante petite ville enclavée dans une vallée, la chaleur est insupportable, le temps est lourd et l'hotel n'a pas de piscine ! Je suis proche de la liquéfaction et les filles aussi. Etienne tient le coup.
La ville est géniale, tout se fait à pied, le palais est en ruine (occupé par les chauves-souris le jour et les singes la nuit, d'où une odeur pestilencielle), mais regorge de peintures extraordinaires qui menacent de disparaître sans autre protection que celle des guides qui font, ou non, visiter les parties réservées du palais, réservant les plus belles oeuvres.
Nous y vivrons aussi notre quart d'heure de gloire familiale, en étant brièvement interviewés par un journaliste du quotidien local, et nous serons interpellés le lendemain dans la rue par un monsieur qui nous reconnaît sur la photo du journal ! Trop forts. Le seul truc c'est que la légende sous la photo est en hindi et que nous n'arrivons pas à savoir si c'est écrit ou non "les couillons de la semaine"...

Passage par le temple Jain de Ranakpur,
incroyable de dentelles de pierre, de marbre,
et de tranquillité blanche. Le grand prêtre du
temple nous accueille, nous l'avons retrouvé,
oui c'est bien lui, Paco Rabanne a migré en Inde.

Passage par la ville forteresse de Chittorgah,
incroyable par son organisation et sa concentration
de tours sculptées, de réservoirs sacrés (et crasseux).
Là encore, nous sommes l'attraction des touristes indiens,
photos de groupe et Judith ne touchant plus le sol, mais
toujours avec une infinie gentillesse.
D'ailleurs, je fais ce voyage en tant que "maman" et non en tant que
"femme" et c'est bien plus agréable, à en croire 2 routardes
françaises qui voyagent seules et que nous croisons. Elles
semblent en avoir un peu assez du harcèlement permanent
à leur encontre, de la part des mâles indiens.


5ème étape : Jaïpur la ville rose
Le palais des vents, la ville intégralement repeinte en rose pour la visiste d'un roi d'Angleterre...c'est là.
Très belle ville, et grosse exploitation touristique pour la visite du palais. On fait un tour en éléphant, et la visite du palais reste un grand moment d'agacement provenant du guide.
Mais c'est beau et ça fait tout endurer. Là encore grosse chaleur, surtout pour visiter le City palace et l'observatoire à ciel ouvert du Maharadjah. Espèce d'endroit surréaliste où un Maharadjah éclairé a voulu se faire les plus gros et plus précis cadrans solaires du monde...les constellations détaillées au sol. Sans la présence du guide, impossible à comprendre. La visite du City palace reste gravée dans l'esprit des filles par l'anecdote du Maharadjah le plus gros du monde, qui s'envoyait gaiement 5 litres de lait et autant de sucre tous les matins...pendant que son épouse grignotait des graines séchées (pour l'équilibre sans doute). Hilarité générale devant le pantalon dudit ogre.
C'est aussi à Jaïpur que nous jouerons les nababs en dévalisant un magasin de tissus, dessus de lit en soie brodée pour toute la famille, voiles de saris pour les ciels de lit des petites chéries, tenues penjabies pour Maylis et moi...bref lâchage sur le shopping.
Nous ferons aussi l'expédition Cinéma pour aller dans le Grand Rex local, un immense cinéma kitchissime, pour aller y voir un bon Bollywood (sauce Britney spears...tout de même ça se modernise), auquel nous ne comprenons pas grand-chose (c'est en hindi non sous-titré), mais on se marre bien du spectacle sur l'écran et dans la salle (bébés en bas âge, bouffe, portables allumés, cris de joie à l'arrivée de femmes dénudées sur l'écran...). Bref, au bout d'1h30 Etienne et moi on souhaite décamper à l'entracte, mais les filles veulent rester "des fois qu'on comprenne plus à la deuxième partie"...sympa tout de même cette virée cinoche. J'ai tout de même fait la queue dans la file des femmes pour acheter les billets...pas gagnée la condition de la femme dans ce pays.

6ème étape : Samode palace
Là c'est un petit arrêt purement luxueux, histoire d'aller dormir une nuit dans l'un des plus beaux palaces du coin.
Bon c'est hors saison, et la piscine incroyable que l'on voit sur les guides, est en réfections, mais bon il reste de splendides salles, une piscine design sur le toit en attendant...on est toujours les nababs du coin. Ballade en promène couillon local, la carriole à dromadaire à travers le village sous le regard gentiment narquois des habitants.



Passage par la ville incroyable de Fatephur Sikri ,
construite par l'empereur moghol Akbar. Elle n'a servi que quelques année, avant que les puits du coin ne se tarissent...pas de bol. Du coup , elle est en parfait état avec ses mosquées et jardins suspendus. Sublime, mais là, la pression commerciale sur le touriste est très très pesante.

7ème étape : Agra et le Taj Mahal

Un seul mot : sublime. Même si c'est attendu, ce monument est réellement le plus beau paradoxe que je connaisse.
Massif et léger, symétrique sans jamais être ennuyeux, dépouillé et richement décoré (voir de près les ornementations florales de pierres semi-précieuses.
Nous le visiterons avec les filles à l'aube, loin de la moiteur et de la foule. Que du bonheur.
Seul regret, nous ne pourrons pas prendre les doudous en photos devant le Taj Mahal, étant des représentations "vivantes" et jouets de surcroît, nous ne sommes pas autorisés à les emmener sur le site (nous avons beau argumenter qu'ils sont une part intégrante de la famille, rien n'y fait).
Agra est aussi un sas de "recompression " avant de rentrer, nous faisons une pause dans les visites (les filles saturent) et profitons de l'hotel avec sa piscine, son club enfant, sa connexion internet (vite mise à jour du site) et ses centres de shopping (tout à pas cher), et son Mac Do (et oui le Mac Maharadjah est excellent).


8ème et dernière étape : Delhi
Mais alors rapidement, car il pleut un peu, nous y voyons quelques images nous évoquant la mousson d'enfants se baignant avec délectation dans les mares des caniveaux. La moiteur est toujours là mais plus respirable, le ciel est bas et blanc. Les filles n'en peuvent décidément plus des visites ni du poulet tikka+riz blanc, et nous finalement, on sera content de retrouver la famille. Il est temps de rentrer en France.

Voilà l'accueil franchouillard que nous a réservé notre Papou  national à notre descente d'avion :

Ce voyage prend fin et nous sommes déjà nostalgiques de ce temps privilégié en famille à ne rien faire d'autre que d'ouvrir nos yeux, que de passer du bon temps ensemble. Mais pour le retour, rien de quoi pleurer, les filles et moi allons passer du temps en famille dans le nord sur de belles plages avec Papou et Mamoune, puis dans le sud au bord d'une piscine avec mon frère, sa douce famille et moman (qui n'en peut plus de retrouver sa marmaille), pendant qu'Etienne va aller bosser et festoyer aux JO de Pékin.

Ce que nous retiendrons de ce tour du monde, outre une ouverture à d'autres modes de vie, à la vie en cercle fermé avec nos poussins,  c'est que voyager avec les enfants n'est pas un problème. Ils s'adaptent plus vite que nous en fin de compte. Cela nous donne envie de remettre ça au plus vite...euh, juste le temps de reconstituer un pécul "voyage".

Par Famille Thobois - Publié dans : Inde
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Mercredi 14 janvier 2009
Nous voilà à Tokyo pour 3 jours entre Bali et l'Inde. Il fait 40°, nous sommes décalqués de jetlag et....Judith a la diarrhée !
En plein Ginza, nous pourrions profiter de ces 3 jours pour faire un shopping d'enfer...mais non. Plutôt repos dans la chambre de 2m sur 3 de l'hotel Mercure, car Judith se vide et Maylis se tord de douleur à intervalle régulier, et déclare une bonne fièvre.
Nous visiterons simplement un jardin et un temple, un tour dans électric city pour montrer les joueurs de Pachingko aux filles. Ces japonais qui passent des heures comme hypnotisés, devant les machines à sous et le bruit assourdissant des petites billes de métal...c'est tellement hallucinant.

Nous touchons donc du doigt l'univers japonais et ses sources d'étonnements permanents. Les geishas qui cotoient les filles déguisées en manga dans la rue. Les temples traditionnels hors du temps qui cotoient la modernité effrayante d'électric city. Et puis en vrac, les poissons séchés dans les vitrines, les emballages les plus beaux du monde,  les taxis avec gants et housses de voiture en dentelle.

Et puis surtout, surtout, l'absence prédominante de l'anglais (oui je sais cette phrase est limite...mais voulue).
En arrivant à l'hôpital international pour emmener nos petites malades aux urgences pédiatriques (tout de même 39.8° de fièvre et grosse diarrhée juste avant l'Inde, ça mérite une petite consultation non ?), nous nous voyons répliquer à l'accueil "no English, no English", par une dame gentille et toute affolée...pourtant il y a bien marqué "international" là non ?
On finira tout de même par nous en tirer, finalement à frais raisonnable et sans trop d'attente, avec un médecin pédiatre qui nous reçoit en me parlant avec un anglais hésitant, et très aidé par Internet pour m'expliquer ce que vont faire ses 2 pauvres "anti-flatulence"...mais bon, bon diagnostique des filles, sans vraiment les manipuler.
Néanmoins, je retiendrai son air attéré quand je lui ai énoncé la liste des médicaments que j'avais donné aux filles, spasfon, advil, doliprane, tiorphan....Et oui, les japonais prennent très très peu de médicaments, et ceux-ci sont largement sous-dosés par rapport aux doses de cheval des petits français...Donc les sachets du docteur japonais, je les donnais par 2 aux filles après conseil éclairé de tous les français que nous avions croisé en ville.

On tentera tout de même le restau typique japonais avec les puces (Maylis au plus mal...) où Etienne et moi nous régalons, et Judith et Anna tentent quelques yakitoris du bout des lèvres, mais préfèrent nettement le riz blanc et les sucettes offertes par le serveur.
Notons également la bonne performance du Mac yakitori au Mc Do du coin de l'hotel, seul repas qui faisait envie à notre pauvre Maylou.

Bref, on s'en sort, la fièvre de Maylis fini par s'arrêter au bout de quelques jours, la diarrhée de Judith aussi et nous pouvons aller en Inde plus sereins.
Par Famille Thobois - Publié dans : Tokyo
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Mercredi 6 août 2008

Pour introduire un peu de rationnel dans ce delire a roues, a pattes, a moteur ou a voile, nous traiterons successivement des moyens de transport sur terre, sur mer et dans les airs. Pour les voyages dans le temps, c'est pas ici mais c'est facile, vous ouvrez les premieres photos de New York et les dernieres de l'Inde et vous vous rendrez compte a quel point Valerie a retrouve sa ligne de 20 ans (canon la gonzesse), que les filles ont bien grandi et se sont affinees (canons les gonzesses) et que votre serviteur, euh, s'est fait pousser la barbe... 

Sur Terre :

Bien evidemment, le moyen de locomotion de base, la voiture, fut utilisee a maintes reprises, notament dans les grandes villes sous formes de taxi, en Australie pour descendre la cote est depuis Cairns jusqu'a Brisbane, pendant une partie de notre periple Neo-Zelandais ou encore en Nouvelle-Caledonie. Pas grand chose a dire, si ce n'est que les rosbeefs nous ont foutus un sacre bordel avec leur politique coloniale et que ca roule quand meme beaucoup a gauche a l'exception de New York dans leur beaux taxis jaunes et la Nouvelle-Caledonie car c'est encore un peu la France. Enfin, si tous ces autres gens veulent vivre dangereusement, c'est leur probleme...


La prolongation naturelle de la voiture, c'est le 4X4. Ca, on en a fait du 4X4. Indeniablement, la Jeep du Maharadja de Jojawar nous aura marque. Superbe sa Jeep, nickel. Il pretend qu'elle na que 15-16 ans...Objectivement, elle fait un peu plus, mais elle est entretenue de chez entretenue. Quel pied de se rendre a la gare dans la Jeep du patron affuble de ses plus belles Ray-Ban et de son Stentson qui vient des US and A, en slalomant au milieu des vaches et des etales de fruits et legumes, au rythme du son regulier du klaxon dont l'utilisation parcimomieuse ne fait visiblement pas partie du code de la route Indien...Notre 4X4 balinais fait egalement partie des souvenirs. Les filles ont notamment apprecie cette liberte totale de ne pas avoir de rehausseur ou de ceintures de securite. Le bonheur pour les enfants, le stress pour les parents, d'autant qu'a Bali, outre le fait de conduire a gauche, tu as interet a etre equipe facon Steve Austin de yeux a infrarouges qui voient la nuit, sinon, t'es pas hyper serein.  Mais le plus beau restera notre super Nissan Patrol a Uluru. Un fabuleux engin pour attaquer l'Outback australien! On est reste bien sagement sur la route, mais des fois, c'est plus l'intention qui compte, non? Et puis les filles aussi ont eu leurs moyens de locomotion tous terrains particulier. Check this out, babe. Cool, non?




On a meme fait du 4X4 en bus sur Fraser Island, la plus grande ile de sable du monde ou il n'y a pas de route goudronnee. La voie principale, c'est la plage de 75 km se sable fin qui s'egrenne le long du pacifique. A l'interieur des terres, tu circules sur des pistes de sables plus ou moins bien entretenues et plus ou moins profondes, ce qui necessitent des vraies qualites de pilotage que notre guide/chauffeur maitrisait parfaitement - a tel point que nous avons pu "desensabler" quelques touristes moins experimentes.... Il n'y a donc sur l'Ile que tres peu de vehicules, tous 4X4, ce qui donnent une ambiance un peu lunaire quand tout le monde rejoint le bivouac le soir. Fabuleux !  

Par Famille Thobois - Publié dans : Moyens de locomotion
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Mercredi 30 juillet 2008

Passons sur l`aller-retour a Hong-Kong qui nous a uniquement permis de dormir une nuit dans un confortable lit du Novotel de l`aeroport.

 

La premiere semaine a Bali se passe sans notre homme qui doit revenir en Suisse pour travailler. Nous restons donc entre filles dans une sublime villa que nous avons loue pour la semaine à Seminiak, à 500m de la plage (mais la piscine de la villa nous suffit amplement et nous la préférons à la plage de sable noir qui brûle les pieds sous le cagnard local).

Dans la villa, Lina, Else veillent sur nous et nous préparent les petits déjeuners, font les baby sitters quand je dois aller sur le net dans un café, et font les lits et la lessive…trop cool. Toute l`équipe est adorable.


A notre arrive nous avons aussi la joie de retrouver les Martins ; Sergio, Barbara et Soa, qui viennent de passer 2 mois en Indonésie. Le départ de mon homme me pèse moins avec la transition de leur présence, nous passons 2 jours ensemble a glandouiller autour de piscines et restaus divers…difficile la vie. Quand ils retournent en France, nous nous retrouvons entre filles avec Maylis, Anna et Judith et nous nous concoctons un petit programme alliant repos maison avec devoirs et piscine, et visites de temples.

Et comme la circulation de Bali ne s`est pas arrangée depuis 10 ans, je ne conduit pas et choisis la solution chauffeur avec 4x4 pour les 4 ballades de la semaine. Nous allons donc visiter Ulu Watu le temple au bout de la falaise, Tana lot celui du gros rocher, Tirta Empul dans la nature, et le Gulung Kawi et ses sources sacrées. Une virée shopping aussi avec les filles car les vêtements pour enfants ici c`est vraiment trop mignon et ça coûte rien.

Nous pouvons vite voir l`amour que les balinais nourrissent pour les enfants, notre petite troupe ne passe pas inaperçue et très vite dans la rue nous devons dire bonjour a tous nos amis. Les gardiens du grand hôtel voisin qui nous voient passer tous les jours, le gars du restau qui devient notre cantine (a 5 euros la cantine pour 4 j`arrête les courses au Carrefour du coin moi), les masseuses de l`institut voisin chez qui nous allons toutes les 4. Il faut voir la tête de la masseuse qui doit masser Judith…qui s`endort a la fin du massage.

Les filles découvrent avec bonheur la douceur balinaise et le goût de tous les habitants de l`île pour le beau (d`aucuns diront que c`est juste joli…), les offrandes aux démons les ravissent, les temples sont richement décores et ont le bon goût d`être rapides a visiter. Plein de chouettes trucs à regarder partout et surtout encore et encore la gentillesse de tout le monde et leurs sourires permanents. Quand Etienne nous retrouve nous sommes totalement détendues a 2 de tension, mais attention avec des résultats ; nous avons renoue avec les sessions de devoirs avec les filles, et Anna sait nager elle a repris confiance en elle dans l`eau, Judith saute comme une pro dans la piscine.

 

Au retour d`Etienne pour ne pas qu`il oublie la sensation, nous reprenons tout de suite l`avion pour aller 3 jours a Java histoire de nous balader sur le Bromo (volcan incroyable près de Surabaya) et d`aller visiter le Borobudur a Yogjakarta. Notre guide nous a été recommande par les Martins et il est vraiment excellent (francophone de plus, ce qui pour les filles est top), contact sur demande.

L`arrive a Surabaya avec 2h de retard et a l`hôtel a minuit pour dormir jusqu`a 3h du mat pour le réveil et ballade sur le Bromo au lever du soleil est des plus sportive. Mais malgré le fait que nous caillons ``grave ta mère`` pendant que ce fichu Phoebus sort lentement de son lit, que les filles comatent dans nos bras qui tétanisent sous le poids, et que nos estomacs gargouillent (a Java on ne mange pas aussi bien qu`a Bali), le spectacle est sublime sur ce volcan et tous ses copains alentours encore en activité (fumante l`activité pas avec de la lave).

Nous enchaînons avec la ballade a cheval pour aller au pied du Bromo et monter les marches pour aller nous balader sur la crête juste au dessus du cratère…sans aucune protection. C`est un peu dangereux étant donne que le cratère est forme de boue sèche totalement friable, mais la encore ça en vaut la peine. Et les filles oublient leur fatigue et le manque de petit dej avec la joie de faire un tour sur un vrai cheval. D`ailleurs il faut savoir qu`a Java le lait c`est un truc hyper luxueux, alors quand je demande la bouche en cœur des chocolats chauds pour le petit dej, on me répond hallucine gentiment qu`a part le Nasi Goreng…ya rien. Je prends des mesures immédiates contre cette situation de crise en achetant le stock national de mini bricks de lait au chocolat (et quand Judith n`a pas son bib au chocolat je vous prie de croire que la guerre Iran-Irak a cote c`est une promenade de santé). Et puis au moins c`est UHT et pas besoin de chaîne du froid pour les conserver.

 

Donc un Nasi Goreng plus tard nous effectuons une petite ballade dans une incroyable cascade (avec parapluie pour passer en dessous) avant de retourner sur Surabaya pour reprendre l`avion et aller a Yogjakarta. Dans la périphérie de Surabaya un incroyable et inquiétant phénomène fiche un sacre chantier dans la ville. Il y a 3 ans des géologues ont creuse de petits trous histoire de trouver du pétrole, et depuis ces petits trous laissent jaillir des geysers d`eau a 50 degrés, qui ont fini par faire un lac de 13km de long. Une ville entière a été évacue pour construire une digue qui n`en finit pas d`être élevée (15m aujourd`hui) car l`eau monte toujours et ils ne parviennent pas a l`arrêter. Maintenant coule de la boue chaude et si cela continue pendant 30 ans il y aura un volcan de boue. Pour l`instant donc on colmate en espérant que cela finira par s`arrêter, mais c`est assez flippant et le chaos qui en découle du point de vue circulation a un petit goût de fin du monde assez effrayant,

 

Le Borobudur a Yogjakarta est indescriptible, sublime temple monumental en pierre volcanique noire. Nous y passerons les heures les plus chaudes de notre séjour Indonésien, les filles seront héroïques sous la chaleur accablante. Il y a la tonne de touristes indonésiens car ce sont les vacances et pour une fois c`est nous qui sommes pris en photo avec tout le monde, c`est nous les exotiques, c`est assez marrant et ça me détend pour prendre les gens en photo en retour. Nous ferons une halte rafraîchissante et apaisante a l`hôtel Amanjiwo pour une petite boisson fraîche (plus ce serait du délire) et puis ça me fait plaisir.

Visite du marche aux oiseaux de Yogjakarta, la on se rend compte du risque sanitaire de ce genre de ballade avec les puces qui trouvent drôle de coller leurs lèvres sur les vitres crasseuses des aquariums, touchent les cages des singes, des oiseaux, des lézards, avant de se coller le pouce dans la bouche…je gaine les lingettes désinfectantes mais je sens bien le cote perdu d`avance de ma démarche. Cependant je n`aurai jamais autant lave les mains de mes filles que pendant ce tour du monde c`est toujours ça.

Nous visitons aussi le sublime temple de Prambanan avec Tedja notre guide, un vrai pro des histoires hindouistes et des postures de méditation,

Enfin nous allons voir le ballet du Ramayana, grande épopée racontée aux filles par Barbara et ensuite par Tedja. Du coup, malgré la longueur du spectacle, Maylis et Anna sont captivées, Judith se concentre 30 minutes puis s`endort.

Tout ça couronne par le fait que nous logeons dans un ancien palais…excellente escapade à Java.

 

Au retour nous allons nous la couler douce a Ubud, ballades a dos d`éléphant, danses balinaises, restaus avec vue sur les temples et les bassins de lotus, massages…Le séjour balinais se termine dans une serenite totale, nous sommes prêts pour nos 8h d`avion jusqu`a Tokyo.

Par Famille Thobois - Publié dans : Indonésie
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Mercredi 30 juillet 2008
Non les kangourous ne sont pas une légende en Australie, ce sont bien les lapins de la route. C`est affolant de voir le nombre de marsupiaux morts sur le bord de cette route qui descend la cote est. Affolant car pour nous c`est tout de même un incroyable bestiaux qui mérite un autre destin, et puis affolant car c`est totalement flippant de voir leur taille et d`imaginer le choc avec la voiture qui se l`est pris de plein fouet ! Ils sortent la nuit et ont tout du lapin affole dans la lumière des phares. On voit leur tête dépasser des basses cotes des 20h et on se demande à chaque fois quand ils vont nous sauter dessus. Du coup, les trajets nocturnes deviennent hautement angoissant…par dizaines ils gisent le long des routes. Un peu comme les opossums en Nouvelle-Zélande, mais en plus gros et plus dangereux.
Mais sinon à part ces bestioles, la cote Est offre des trésors.
Un premier arrêt a Airlie beach, petite station balnéaire routarde en diable (magasins d`herbes qui font rigoler en vente libre…) et qui est le port d`embarquement pour les Whitsunday islands. Ces îles sont nombreuses et offrent leurs eaux turquoises et plages de sable blanc (mais de chez blanc et de chez fin, il crisse sous les pieds secs !) lors de sympathiques croisières d`une journée pour les moins fortunes, ou de plusieurs nuits sur l`île Hamilton pour les plus riches. Vous ne verrez pas de photos de ces jolies îles étant donne que c`est a ce moment précis du voyage que notre appareil photo a décide de ne plus fonctionner. Le temps de trouver un magasin d`électronique digne de ce nom, et nous n`immortalisons pas ces moments sur la toile, mais ils sont bien dans nos têtes.
Nous prenons enfin des bateaux dans lesquels nous ne sommes pas malades ! Une journée en ballade sur un grand voilier de compétition des années 80, le Raggamuffin. La joie de la voile sans les cires et sous un doux soleil, pour aller mouiller dans une petite crique où folâtrent Napoléons et poissons perroquets. Cette fois les filles daignent enfiler combinaison anti-muses + gilet de sauvetage+ planche pour voir sous l`eau…et apercevoir les poiscailles avant de retourner vite fait sur la plage. Maylis et Anna s`essaient au winch avec l`équipage. Cette formule est très sympa car nous ne sommes que 15 sur le voilier avec 6 personnes de l`équipage, donc nous pouvons un peu participer coolos. Excellente journée sur ce Raggamuffin.
L`autre grande étape de cette descente sera les 2 jours sur l`île de Fraser. Phénomène géologique unique au monde. Ile de sable avec forets et lacs, alors que normalement rien ne pousse sur du sable et rien que du sable. Et ben la si, et c`est très beau. Mais comme il n`y a pas de terre sous le sable, on y circule en bus 4x4 a fond sur les 70 km de plage. Nous nous baignerons dans les eaux pures de lacs très acides, donc sans aucune végétation et claires comme du cristal. Excellente action sur les cheveux et la peau. Cette île est aussi l`habitat privilégie du Dingo, chien sauvage d`Australie, a ne pas trop approcher car il est donc sauvage.





La dernière étape du voyage australien a lieu à Brisbane et sur la Gold coast. Bon Brisbane c`est sympa mais pas de quoi écrire a la famille. On sent que la vie y est douce, de l`autre cote de la rivière avec le quartier d`affaire, un lagon avec plage et baignade toute l`année. Bertrand a encore du boulot pour pousser le ``Paris Plage``concept jusque la.
Musée scientifique très amusant a faire avec les filles (nous y perdons la tête).






Mais surtout c`est la base pour les ballades sur la Gold coast et les grands parcs d`attraction. La Gold coast, ya rien a redire c`est très moche. Front de mer d`immeubles tous plus hauts les uns que les autres sur la plage de Surfer paradise (tout un programme), boutiques et restaus frimes pour aller avec la faune ambiante. C`est la qu`on se rend compte que nos sandalettes de routard sont bien loin d`être suffisamment brillantes, et nos shorts bien trop longs pour avoir une quelconque allure en nous baladant dans les rues du coin. Pas grave, nous n`avons pas non plus les ongles et les cheveux blonds pour aller avec, et Etienne refuse de se promener avec une planche de surf sous le bras.
Comme la frime sur la plage n`est pas possible, nous irons donc faire 3 attractions ; -whitewaters ; un grand parc aquatique avec des toboggans de dingues, sous le soleil c`est sympa mais on grelotte un peu toute la journée tout de même.
-Seaworld ; parc d`animaux aquatiques et attractions diverses foraines pour les croquettes. Nous y vivrons d`incroyables moments quand, a la fermeture du parc, nous resterons tout seuls avec 5-6 autres visiteurs, a papoter et caresser des dauphins qui sont la tout près de nous dans un bassin. Moment magique avec ces merveilleux mammifères.
-Whale watching ; nous tentons de nouveau de voir les baleines en bateau et cette fois nous pouvons monter a bord. Tentative réussie, nous aurons un incroyable spectacle de baleines a bosses tout près du bateau, jusqu`a 6 baleines en même temps, et qui nous font le bonheur de faire de grands sauts a 5 reprises sous nos yeux ébahis. Tout ça juste a cote de la cote ! Bref, la fin du voyage en Australie nous en met plein les mirettes. Nous allons pouvoir nous reposer de toutes ces émotions à Bali.
Par Famille Thobois - Publié dans : Australie
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Lundi 14 juillet 2008
Bon OK en arrivant a Cairns nous avons encore un peu un ciel menacant et nous essuierons quelques bonnes pluies, mais sous une chaleur tropicale tout de meme, et ca, ca change tout.

Notre arrivee deja nous permet de decouvrir le majestueux hotel Shangri La de la marina... son DG, Bruno Cristol, mis en contact avec Etienne grace au Rugby, nous y reserve un accueil de chef d`etat. Suite luxueuse de 2 chambres, 2 sdb, salon, sam, cuisine...j`ai meme lave linge- seche linge a domicile et ca c`est un sacre progres.
Champagne et corbeille de fruits, gateaux pour les enfant, polos pour nous...des nababs je vous dis.

La ville de Cairns est sympa, station balneaire mais pas defiguree par les hauts immeubles comme on le verra plus tard sur la gold coast. Non, ici l`ambiance est limite routarde (hors le Shangri la of course), mais routard avec un peu de sous,limite bobo. Plein de restaus sympas en front de mer, de la musique qui en sort tous les soirs, des petites boutiques de surf, de trucs des Indes un peu partout...oui c`est ca un peu routard mais qui ne serait pas totalement fauche. Nous y trouverons de necessaires tee-shirts de protection solaires pour les filles et nous, mais aussi un ``food court`` avec plein de bouffe asiatique et les cabinets de massages pas chers qui vont avec.

Et la, revelation pour les filles, nous leur faisons decouvrir le bonheur des massages asiatiques. Elle en redemandent instantanement et du coup, passeront leur temps a nous en reclamer.

Mais Cairns c`est aussi la nature tropicale avec les fermes aux crocodiles, gorges dans la foret primaire et ballades dans la jungle. Et du croco yen a dans la region, il est deconseille d`aller se baigner dans les rivieres, ca croque dur. Ya des geckos aussi et ca c`est sympa pour aider a la lutte contre les moustiques...mais si vous savez, les  margouillas.



 

















Il y a surtout la Grande Barriere de Corail.

Pour la grande barriere, nous avons tout essaye mais le destin s`est un peu ligue contre nous.
Une premiere sortie en bateau toute une journee avec les filles, sur un gros gros catamaran qui va rejoindre un ponton amenage de folie sur la grande barriere 2h de mer plus tard. En bookant le truc on s`est dit, ca va etre dement, on va faire plein d`apnee avec les tortues, les filles vont enfin accepter de se mettre a l`eau avec masque et tuba pour carresser les poissons multicolores...eh ben pas du tout.
Car si on part le matin avec un soleil radieux (Etienne decide meme d`acheter un horrible chapeau juste avant de prendre le bateau, c`est dire s`il fait beau), le temps vire tout de suite au cauchemar et la traversee vers la Grande barriere est un enfer absolu. Judith est vite malade et vomit partout, quant a moi je la gere jusqu`au moment ou , malade moi-meme, je fais une crise dite ``de panique`` qui se traduit par une horrible sensation de contracture globale du corps. Doigts recroquevilles, jambes qui ne repondent plus, je ne peux plus articuler pour expliquer ce que j`ai, et la tete dans un etau qui se serre. Charmant et un tantinet affolant. Heureusement le personnel est la et connait la musique (Etienne est alle avec Maylis et Anna sur le pont superieur pour leur faire prendre l`air). Il decouvre l`incident en arrivant au ponton. Je suis vannee et je tremble pendant un bon 15` avant de reprendre possession de mes mouvements. Mais ca va mieux arrives au calme.
Le seul hic, c`est qu`il fait froid et qu`il pleut.
Le seul moyen de ne pas cailler c`est d`aller dans l`eau pour nager, mais devant la couleur grise de la mer et le ciel peu engageant, les filles refusent de rester dans l`eau. Elles se consoleront dans le petit amphiteatre sous-marin amenage sous le ponton et dans le bateau a fond de verre. C`est hyper bien fichu ce ponton, mais sous le soleil ca doit etre sacrement  mieux. Etienne et moi iront tout de meme faire de l`apnee pour voir de jolis poissons et un gros Napoleon, mais pas de tortue. Le retour sera fort heureusement plus supportable.

2 jours apres, nous avons reserve une journee en plongee, toujours sur la grande barriere. Cette fois je me shoote, mais comme il fait beau temps a l`aller, ca va mieux. Nous avons laissees les filles en baby sitting toute la journee a l`hotel et en ville avec une personne recommandee par Bruno...le top on vous dit.
Les plongees seront belles, mais en raison du vent des jours precedents la visibilite n`est pas excellente, et nous souffrons d`un moniteur de plongee pas super competente. Donc belles plongees, mais nous restons tout de meme un peu sur notre faim. Je fais ma 100eme plongee, mais je reste pour l`instant plus impressionnee par la mer rouge que par ce que je vois ici. N`allons pas nous plaindre c`est tout de meme sublime.


Prochaine etape la descente de la cote Est vers les Whitsundays.
Par Famille Thobois - Publié dans : Australie
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